« Valoriser les initiatives et l'environnement » regroupe ses adhérents et reparle de la tempête Xynthia à l'occasion de son assemblée générale.
Trois questions à...
Raphaël Romi, professeur de droit public de l'université de Nantes, spécialiste en droit de l'environnement et avocat des victimes de Xynthia, était l'invité de l'association Vie (Valoriser les initiatives et l'environnement au pays) à son assemblée générale.
Pourquoi une telle catastrophe dans le sud Vendée ?
Entre 1982 et 2006, quatre textes de loi ont été promulgués concernant la prévention des risques naturels. Malgré les recommandations, personne ne s'est soucié des zones à risques et, à La Faute, par exemple, on a construit 3 000 habitations derrière la digue, sous le niveau de la mer. Pourtant, localement, le maire est responsable de la sécurité sur son territoire et doit prendre toutes les précautions, et l'état, par l'intermédiaire des préfets, a l'obligation d'information.
Et à Saint-Gilles-Croix-de-Vie ?
Les zones inondables devraient figurer en annexe sur le Plu (Plan local d'urbanisme). J'ai consulté celui de la commune : aucune zone inondable n'y apparaît, ni la petite île, ni le quai Gorin. Et il n'y a ni recours, ni remarque de l'État non plus. On est là cependant dans un cas de figure différent : ces zones sont urbanisées depuis très longtemps, mais il faut songer à leur protection.
Et maintenant ?
Il faut tirer les leçons du passé. Cette catastrophe est une occasion unique pour les municipalités de se reconnecter avec leur population, de faire le point et de se réapproprier la mémoire collective.
L'association Vie a été créée en 1995 et compte désormais 123 adhérents. Elle travaille autour de trois axes : valorisation du patrimoine, amélioration du cadre de vie et préservation des espaces naturels.
Association Vie, 25, quai Gorin. Tél. 02 51 55 05 21.